LA NOTION DE
CONDUCTEUR
Les rédacteurs de la loi du 5 juillet 1985 se sont montrés logiquement sévères à l'égard du conducteur victime.
A l'instar des autres victimes : passagers , cyclistes et piétons , il peut se voir opposer sa propre faute pour limiter ou exclure son droit à indemnisation.
QUI EST CONDUCTEUR
Le législateur n'a cependant pas pris soin de définir qui est conducteur et qui ne l'est pas.
Si la réponse peut paraître évidente , elle ne l'est cependant pas toujours :
- une victime qui monte ou descend de son véhicule est-elle piéton ou conducteur ?
- Le pilote d'une moto éjecté de son engin est -il toujours conducteur ou est -il devenu piéton ?
L'intérêt de la distinction est pourtant fondamental puisqu'il détermine le régime d'indemnisation particulièrement favorable pour les non conducteurs .
LA JURISPRUDENCE
Une fois encore la solution vient de la jurisprudence qui s'est attachée a définir la qualité de conducteur.
" est conducteur celui qui accomplit les gestes nécessaires à la conduite d'un véhicule
terrestre à moteur ou conserve la maîtrise ou une certaine maîtrise d'un tel véhicule , ce qui implique certains gestes."
Cassation 2ème
chambre civile 4 12 1985
CONDUCTEUR OU PAS CONDUCTEUR
Les deux exemples précités sont les cas les plus souvent rencontrés lorsqu'il s'agit de déterminer si une victime est piéton ou
conducteur.
Le conducteur qui est en phase de montée ou de descente du véhicule n'est pas encore ou n'est plus conducteur.
Cassation 2ème civile 20 04 1988
Pour ce qui est du conducteur éjecté de sa moto , la distinction est plus difficile à opérer.
Pour perdre la qualité de conducteur , il faut un temps minimal entre le moment où la victime quitte les commandes de son véhicule et celui où elle est heurtée par un autre véhicule.
Il doit y avoir simultanéité entre l'éjection et le choc pour être toujours considérer conducteur
Cassation 2ème civile 31 03 1993.
P.
Le principe de la loi
Aujourd'hui , tous les accidents de la circulation dans lequel est impliqué un
véhicule terrestre à moteur ( voiture , moto , scooter, etc... ) sont régis par les dispositions de la loi du 5 juillet 1985 , dite BADINTER.
Si cette loi favorise l'indemnisation des piétons , cyclistes , mais aussi des passagers , elle n'en oublie pas pour autant le conducteur qualifié de " grand perdant de la loi BADINTER " par la
doctrine.
Une distinction essentielle doit être faite entre les victimes n'ayant pas la qualité de conducteur : piétons , cyclistes et passagers , très protégés ( trop peut être ? ) et les victimes
ayant la qualité de conducteur , dont l'indemnisation est soumise à conditions.
En effet ,il faut bien distinguer l'indemnisation des victimes ayant la qualité de conducteur et celles ne l'ayant pas.
L'indemnisation du conducteur se fait toujours au visa de l'article 4 de la loi sur la base duquel il appartient à l'auteur des dommages de rapporter la preuve d'une faute commise par la victime
pour réduire ou exclure son droit à indemnisation.
Pour ce qui est des non conducteurs, la loi introduit une notion de droit à indemnisation sans que puisse être opposée la faute de la victime. L’indemnisation est
quasi automatique sauf faute inexcusable, rarement retenue par les juridictions.
Par ailleurs , la loi BADINTER n’exclut aucunement l’indemnisation des dommages matériels de son dispositif.
L'indemnisation
En cas de blessures ,différentes indemnités vous seront proposées pour l'indemnisation des postes de préjudice.
Ces préjudices seront qualifiés par un expert médical, diplomé en réparation juridique du dommage corporel.
Depuis la diffusion de la nomenclature DINTILHAC , ces postes de préjudice ont été redéfinis et sont désormais listés pour une meilleure connaissance des droits des victimes .
Ces postes de préjudice sont nombreux , vous en découvrirez un descriptif très complet dans la catégorie " LES PREJUDICES
CORPORELS".
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Suis je tenu de déclarer à mon assureur une
suspension de permis de conduire pour conduite sous l'emprise d'un état alcoolique ?
La réponse est oui .
Au terme de l'article L .113.2 alinéas 3 du code des Assurances vous êtes tenu de signaler toute circonstance pouvant avoir une influence sur la tarification de votre contrat, et notamment
toute peine de suspension d'une durée qui peut varier selon les conditions particulières de votre contrat.
Si vous ne le faites pas , vous vous exposez à ce qu'en cas d'accident votre assureur refuse ou limite la prise en charge des dommages causés ou subis.
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