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Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Publié dans : Législation
Par Santeria
Mercredi 9 décembre 2009 3 09 /12 /Déc /2009 18:48
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DOMMAGE CORPOREL : harmonisation et amélioration  de l’indemnisation.

 

Monsieur Guy LEFRAND, député de l’EURE, vient de déposer une proposition de loi visant à améliorer l’indemnisation des victimes d’’un dommage corporel.

Cette proposition vise à compléter le dispositif mis en place par la loi BADINTER.

Elle comprend  9 articles : 


L’article 1er prévoit la création d’une base de données en matière de réparation du dommage corporel recensant les transactions et les décisions judiciaires et administratives.

L’article 2 propose de refondre les différents barèmes médico-légaux actuels en un barème médical unique qui serait publié dans un délai maximum de deux ans.

L’article 3 vise à rendre obligatoire la nomenclature dite DINTILHAC recensant les différents chefs de préjudices indemnisables tant lors de la procédure amiable que contentieuse.

L’article 4 vise à prévoir une réactualisation du barème de capitalisation.

L’article 5 renforce les obligations d’information de la victime qui incombent à l’assureur par l’envoi d’une notice d’information sur leurs droits à peine de nullité de la transaction notamment. Il prévoit en outre un envoi systématique à la victime du procès-verbal de police ou de gendarmerie dès réception par l’assureur d’un tel document.

L’article 6 propose de rendre obligatoire une évaluation de la victime dans son environnement habituel dès lors qu’il est procédé à un examen médical. En outre, il rend obligatoire l’assistance de la victime par un médecin conseil en réparation du dommage corporel, si elle refuse d’être examinée par le seul médecin mandaté par l’assureur ou en cas de contestation des conclusions médicales du médecin de l’assureur.

L’article 7 prévoit, dans le souci de garantir aux victimes une totale indépendance des experts médicaux impliqués dans la procédure, qu’un médecin conseil mandaté par une compagnie d’assurance dans le cadre du règlement d’un litige ne peut concomitamment exercer la mission de médecin conseil de la victime tant par voie amiable que contentieuse. Chaque médecin est tenu de déclarer le nom des compagnies d’assurance pour lesquelles il travaille auprès du conseil départemental de l’ordre des médecins.

L’article 8 vise à rendre obligatoire le versement d’une provision par l’assureur dès que les constatations médicales permettent d’envisager que l’état de la victime nécessite un aménagement de son logement ou de son véhicule ou la présence d’une tierce personne.

L’article 9 allonge de 15 à 30 jours le délai de dénonciation de la transaction concluant la procédure amiable. Le délai actuel est considéré comme trop court dans certains cas pour permettre à la victime de prendre la décision appropriée.

Vous pouvez retrouver l’intégralité du projet de loi avec le lien suivant :

 

           http://www.assemblee-nationale.fr/13/propositions/pion2055.asp

 

 


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Commentaires

Bonsoir,
bravo pour ce blog.
Je viens juste apporter ma pierre ou plutôt celle de mon fils à cet édifice.
Le 26/09/10 il a été victime d'un AVP en tant que passager arrière du conducteur responsable. Résultat 4 dents cassées dont une soignée par composite, les 3 autres déchiquetés avec fracture de la table osseuse devront être remplacé par implants : il a 19 ans. Aujourd'hui soit 4 mois après l'accident,il reste encore sans dents (les 3 que le dentiste a extraite). Malgré les devis du dentiste, le rapport de l'expert mandaté par l'assureur-payeur qui affirme que les devis sont conformes aux prix pratiqués sur notre région, malgré mes différents courriers (envoi des décomptes de sécu et mutuelle, demande d'avance sur frais de soin), je suis dans l'obligation de devoir payer le dentiste (il a prodigué les extractions ainsi que les comblements osseux non remboursés par la sécu depuis plus d'un mois et demi) sans aucun remboursement de l'assureur. Je ne sais plus vers qui me retourner d'autant que mon assureur me dit que l'assureur-payeur peut exiger les factures acquittée pour nous rembourser (qu'en sera t il quand il me faudra payer les 4800 euros du devis des implants !!!)
si quelqu'un peut m'aider à mieux comprendre merci
Commentaire n°1 posté par isabellec46 le 27/01/2011 à 21h19

Bonjour ,

Dans cette situation , le mieux est de demander une provision , ou une nouvelle provision vous permettant de couvrir les frais à charge.

En règle générale, l'assureur ne refuse pas ce nouveau versement .

 

Cordialement et bon courage

 

Réponse de Santeria le 29/01/2011 à 11h34
Bonjour,
Voici mon histoire.
Mon père est décédé lors d'un accident de voiture le 02/07/2008. Son taux d'alcoolemie était positif et il n'avait pas pensé à faire le transfert de garantie entre son ancien et ce nouveau vehicule.Donc la voiture n'était pas assurée mais l'était toujours sur l'ancienne.
Dans la voiture il y avait mon petit frere qui a été gravement touché. Double fracture du fémur, une parti du cuir chevelu arraché et le muscle de l'épaule très abimé. Il a des séquelles qui l'empêche de faire beaucoup d'activité 'le sport notement.
Je suis conscient du fait que mon père était en tord sur beaucouq de points et qu'aucune indemnité liée à son décés est été versée. Cependant je ne comprend pas pourquoi mon petit frere n'est eu le droit à aucune indemnisation et que la fameuse loi Badinter n"est pas été appliquée pour ce cas là.
J'aimerai avoir votre point de vue.
Je reste à votre disposition.
Bien cordialement,
J Colas
Commentaire n°2 posté par julien le 09/02/2011 à 21h26

bonjour,

 

Votre petit frère , en qualité de passager transporté doit être indemnisé de son préjudice conformément aux dispsotions de la loi BADINTER.

En l'espèce , si le véhicule n'était pas assuré au moment de l'accident , il appartient au fond de garantie ( FGAO ) d'intervenir pour l'indemnisation de son préjudice.

 

Cordialement,  

Réponse de Santeria le 10/02/2011 à 18h12
je suis victime d'un mauvais conducteur,qui refuse de reconnaitre ces fautes.bien entendu,pas de temoins,mon vehicule est ce jour en reparation mais le jour ou je le recupere,je doit me fendre de 300 euros,montant de ma franchise.comme l'autre conducteur est d'origine belge,ma compagnie d'assurance me dit que la procedure risque de duree un an avant de connaitre les responsabilitees de chacun.j'ai entendu dire que si la loi badinter s'applique a mon cas,j'ai des chances de recuperer ma franchise.mais,je n'en sais pas plus.si quelqu'un peut eclairer ma lanterne,j'en serrai tres heureux.
Commentaire n°3 posté par caron le 09/08/2011 à 12h32
Bonjour,

Je dois rédiger un mémoire dont le sujet est l'évolution de la réparation du préjudice corporel en matière d'accident de la circulation.
Mon tuteur me demande de traiter que de la partie évolution et non du régime antérieur.
Pouvez-vous m'apporter quelques conseils pour l'élaboration de mon plan ?
Merci par avance.
Bien cordialement,
Commentaire n°4 posté par dada le 31/12/2011 à 07h53

La loi Badinter

      
Le principe de la loi 

Aujourd'hui , tous les accidents de la circulation dans lequel est impliqué un véhicule terrestre à moteur ( voiture , moto , scooter,  etc... ) sont régis par les dispositions de la loi du 5 juillet 1985 , dite BADINTER.

Si cette loi favorise l'indemnisation des piétons , cyclistes , mais aussi des passagers , elle n'en oublie pas pour autant le conducteur qualifié de " grand perdant de la loi BADINTER " par la doctrine.

Une distinction essentielle doit être faite entre les victimes n'ayant pas la qualité de conducteur : piétons , cyclistes et passagers , très protégés ( trop peut être ? ) et les  victimes ayant la qualité de conducteur  , dont l'indemnisation est soumise à conditions.

En effet ,il faut bien distinguer l'indemnisation des victimes ayant la qualité de conducteur et celles ne l'ayant pas. 

L'indemnisation du conducteur se fait toujours au visa de l'article 4 de la loi sur la base duquel il appartient à l'auteur des dommages de rapporter la preuve d'une faute commise par la victime pour réduire ou exclure son droit à indemnisation. 

Pour ce qui est des non conducteurs, la loi introduit une notion de droit à indemnisation sans que puisse être opposée la faute de la victime. L’indemnisation est quasi automatique sauf faute inexcusable, rarement retenue par les juridictions.

Par ailleurs , la loi BADINTER n’exclut aucunement l’indemnisation des dommages matériels de son dispositif.

              

L'essentiel

L'indemnisation


En cas de blessures ,différentes indemnités vous seront proposées pour l'indemnisation des postes de préjudice.
 
Ces préjudices seront qualifiés par un expert médical, diplomé en réparation juridique du dommage corporel.

 
Depuis la diffusion de la nomenclature DINTILHAC , ces postes de préjudice ont été redéfinis et sont désormais listés pour une meilleure connaissance des droits des victimes .

Ces postes de préjudice sont nombreux , vous en découvrirez un descriptif très complet  dans la catégorie " LES PREJUDICES CORPORELS".

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Questions / Réponses

 Suis je tenu de déclarer à mon assureur une suspension de permis de conduire pour conduite sous l'emprise d'un état alcoolique ?

La réponse est oui .

Au terme de l'article L .113.2 alinéas 3 du code des Assurances vous êtes tenu de signaler toute circonstance pouvant avoir une influence sur la tarification de votre contrat, et notamment toute peine de suspension d'une durée qui peut varier selon les conditions particulières de votre contrat.

Si vous ne le faites pas , vous vous exposez à ce qu'en cas d'accident votre assureur refuse ou limite  la prise en charge des dommages causés ou subis.  

 
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